La cheminée


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Le philosophe Gaston Bachelard disait, dans son livre  Psychanalyse du feu  : « Le feu enfermé dans le foyer fut sans doute pour l’homme le premier sujet de rêverie, le symbole du repos, l’invitation au repos. On ne conçoit guère une philosophie du repos sans une rêverie devant les bûches qui flambent. Aussi, d’après nous, manquer à la rêverie devant le feu, c’est perdre l’usage vraiment humain et premier du feu. Sans doute le feu réchauffe et réconforte. Mais on ne prend bien conscience de ce réconfort que dans une assez longue contemplation; on ne reçoit le bien-être du feu que si l’on met les coudes aux genoux et la tête dans les mains. Cette attitude vien de loin. L’enfant près du feu la prend naturellement. Elle n’est pas pour rien dans l’attitude du Penseur. Elle détermine une attention très particulière, qui n’a rien de commun avec l’attention du guet ou de l’observation. Elle est très rarement utilisée pour une autre contemplation. Près du feu, il faut s’asseoir; il faut se reposer sans dormir; il faut accepter la rêverie objectivement spécifique ». 

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A l’apéritif pendant que le repas se mitonne, que le crépitement se mêle à un air de musique, ou en soirée jusqu’à une heure avancée de la nuit, quand les conversations s’étiolent et laissent place à cette rêverie parfois solitaire (et pourquoi pas s’endormir là, sur le canapé en attendant le lever du jour).  

Si les murs savaient parler, ils diraient toutes ces nuits magiques où les humains quittent leur masque, redeviennent des rêveurs contemplatifs. Et aussi toutes ces pensées, parfois ces confidences, échangés dans ces instants suspendus.

Nous mettons du bois est à disposition au garage. Pendant la saison froide, d’octobre à avril, l’âtre est prêt à recevoir le feu. A user sans abuser, pour que chaque instant de flamme soit un moment choisi, serein et heureux.